Vendredi 10 février 2006
Qui comprend quelque chose dans la décentralisation et dans les compétences qui ont été octroyées aux multiples échelons territoriaux : communes, intercommunalités, départements, région, cantons et autres pays...?
Depuis la révolution française et jusqu'à 1980, le paysage des collectivités territoriales françaises se limitait essentiellement à un découpage de 36000 communes et de 100 départements bien contrôlés par l'Etat à travers ses préfets. Le découpage en unité aussi petites répondait d'abord à la stratégie du "diviser pour régner" et d'un fonctionnement très hiérarchisé afin d'assurer le meilleur contrôle de l'ensemble du territoire.
Comme les autres pays européens, la France s'est lancée dans une dynamique de décentralisation. Mais aucune des lois de décentralisation passées au début des années 80, puis complétées au cours des années 90 et ces dernières années, n'a osé touché au découpage historique. Communes et départements subsistent avec des compétences plus ou moins étendues et la plupart du temps partagées avec de nouvelles entités territoriales qui ont émergées ces dernières décennies en particulier les régions et les intercommunalités qui ont pour la plupart investi dans le marketing afin de se faire connaître des citoyens.
Ces nouvelles entités sont entachés de multiples handicaps. Ainsi les régions ont été découpées suivant la tradition jacobine habituelle : mieux valait découper petits plutôt que de risquer un mouvement indépendantiste si jamais ses régions auraient pu se considérer viable en se séparant de l'Etat. Il fallait ainsi séparer Nantes de la Bretagne, découper les Normandies, etc. Et puis pour ménager les départements, la plupart des compétences déléguées ont été dédoublées... De l'autre côté, les intercommunalités n'ont toujours pas obtenu l'autonomie que beaucoup espérait. On pouvait en effet voir dans ce système un moyen de réunir sous la même autorité l'ensemble d'une agglomération pour les milieux urbain et d'autres part rassemblés les grands territoires ruraux. Mais d'une part leur consitution reste de la volonté des élus qui en font partie et si des divergences politiques existent, une même agglomération peut très bien être découpée en plusieurs intercommunalités (voir par exemple Toulouse), d'autre part les intercommunalités ne sont pas élues et sont dirigés uniquement par une associations d'élus des différentes communes qui y participent, ce qui rend leur fonctionnement beaucoup moins démocratique...
La décentralisation en France est aujourd'hui loin d'être achevée. Mais pour qu'elle progresse il faudrait surement parvenir un un véritable redécoupage de nos territoire. Deux principes principaux doivent guider ce redécoupage : d'une part que l'étendue des collectivités territoires soient en adéquation avec les compétences qui leurs sont déléguées, d'autre part que chaque collectivités soit gouvernée par une autorités directement responsable devant le citoyen, donc élue au suffrage direct.
Suivant ces principes, et pour faciliter la vie du citoyen qui est fatigué par la démultiplication des élections territoriales, on peut donc souhaiter une simplification du paysage territorial et ne maintenir par exemple, si on se compare avec les autres pays européens, qu'un milier de grandes communes et une douzaine de grandes régions.
Nombreux sont ceux qui l'évoquent, mais là encore, la volonté de nos élus est bien faible (forcément puisque cela signifierait une réduction sensible de nombre de postes à pourvoir pour eux...). Si nous voulons parvenir à une cohérence institutionnelle de nos territoires, il faut donc que ce soit le citoyen qui se mobilise !
Pour mémoire je cite deux premières référence trouver au hasard sur le web :
- l'engagement des verts pour la présidentielle de 2002 :
Bien d'autres ont dû écire sur le sujet. Je citerai les références que je trouverai au fur et à mesure dans de prochaines notes.
Depuis la révolution française et jusqu'à 1980, le paysage des collectivités territoriales françaises se limitait essentiellement à un découpage de 36000 communes et de 100 départements bien contrôlés par l'Etat à travers ses préfets. Le découpage en unité aussi petites répondait d'abord à la stratégie du "diviser pour régner" et d'un fonctionnement très hiérarchisé afin d'assurer le meilleur contrôle de l'ensemble du territoire.
Comme les autres pays européens, la France s'est lancée dans une dynamique de décentralisation. Mais aucune des lois de décentralisation passées au début des années 80, puis complétées au cours des années 90 et ces dernières années, n'a osé touché au découpage historique. Communes et départements subsistent avec des compétences plus ou moins étendues et la plupart du temps partagées avec de nouvelles entités territoriales qui ont émergées ces dernières décennies en particulier les régions et les intercommunalités qui ont pour la plupart investi dans le marketing afin de se faire connaître des citoyens.
Ces nouvelles entités sont entachés de multiples handicaps. Ainsi les régions ont été découpées suivant la tradition jacobine habituelle : mieux valait découper petits plutôt que de risquer un mouvement indépendantiste si jamais ses régions auraient pu se considérer viable en se séparant de l'Etat. Il fallait ainsi séparer Nantes de la Bretagne, découper les Normandies, etc. Et puis pour ménager les départements, la plupart des compétences déléguées ont été dédoublées... De l'autre côté, les intercommunalités n'ont toujours pas obtenu l'autonomie que beaucoup espérait. On pouvait en effet voir dans ce système un moyen de réunir sous la même autorité l'ensemble d'une agglomération pour les milieux urbain et d'autres part rassemblés les grands territoires ruraux. Mais d'une part leur consitution reste de la volonté des élus qui en font partie et si des divergences politiques existent, une même agglomération peut très bien être découpée en plusieurs intercommunalités (voir par exemple Toulouse), d'autre part les intercommunalités ne sont pas élues et sont dirigés uniquement par une associations d'élus des différentes communes qui y participent, ce qui rend leur fonctionnement beaucoup moins démocratique...
La décentralisation en France est aujourd'hui loin d'être achevée. Mais pour qu'elle progresse il faudrait surement parvenir un un véritable redécoupage de nos territoire. Deux principes principaux doivent guider ce redécoupage : d'une part que l'étendue des collectivités territoires soient en adéquation avec les compétences qui leurs sont déléguées, d'autre part que chaque collectivités soit gouvernée par une autorités directement responsable devant le citoyen, donc élue au suffrage direct.
Suivant ces principes, et pour faciliter la vie du citoyen qui est fatigué par la démultiplication des élections territoriales, on peut donc souhaiter une simplification du paysage territorial et ne maintenir par exemple, si on se compare avec les autres pays européens, qu'un milier de grandes communes et une douzaine de grandes régions.
Nombreux sont ceux qui l'évoquent, mais là encore, la volonté de nos élus est bien faible (forcément puisque cela signifierait une réduction sensible de nombre de postes à pourvoir pour eux...). Si nous voulons parvenir à une cohérence institutionnelle de nos territoires, il faut donc que ce soit le citoyen qui se mobilise !
Pour mémoire je cite deux premières référence trouver au hasard sur le web :
- l'engagement des verts pour la présidentielle de 2002 :
les régions se verront confier de nouveaux pouvoirs par le transfert de compétences aujourd’hui dévolues à l’Etat ou aux Conseils Généraux (politique culturelle, politique des routes, des forêts...). Elles disposeront d’une large autonomie ; redécoupage des régions sur des bases démocratiques ; émocratisation des collectivités locales : les communautés de communes deviendront des collectivités territoriales à part entière et leurs conseillers seront élus au suffrage universel direct avec le même mode de scrutin que les élections régionales (...)
- une proposition d'un blogger de l'UDF :Trois échelons de collectivités locales sont préférables pour une meilleure gestion nationale, régionale et locale. Ainsi, aux côtés de l’Etat, nous n’aurions plus que les régions et les intercommunalités. (...)
Pour financer ces deux collectivités locales, il me semble que le principe d'un impôt pour une collectivité est le plus simple. Ainsi, les intercommunalités percevraient la taxe d’habitation et celle sur le foncier. Les régions percevraient, elles, la taxe professionnelle et l’impôt sur les sociétés. Les rôles seraient ainsi clairement définir. (...)
Il s’agit, bien évidemment, d’une proposition qui déplaira aux élus. En effet, nombre d’entre eux verront d’un mauvais œil une perte quelconque de leur pouvoir.
La réforme s’accompagnerait d’une limitation stricte du cumul des mandats. Un élu ne pourra être membres de deux collectivités différentes. De plus, il ne pourra pas se représenter plus de deux fois par collectivité. (...)
Pour financer ces deux collectivités locales, il me semble que le principe d'un impôt pour une collectivité est le plus simple. Ainsi, les intercommunalités percevraient la taxe d’habitation et celle sur le foncier. Les régions percevraient, elles, la taxe professionnelle et l’impôt sur les sociétés. Les rôles seraient ainsi clairement définir. (...)
Il s’agit, bien évidemment, d’une proposition qui déplaira aux élus. En effet, nombre d’entre eux verront d’un mauvais œil une perte quelconque de leur pouvoir.
La réforme s’accompagnerait d’une limitation stricte du cumul des mandats. Un élu ne pourra être membres de deux collectivités différentes. De plus, il ne pourra pas se représenter plus de deux fois par collectivité. (...)
Bien d'autres ont dû écire sur le sujet. Je citerai les références que je trouverai au fur et à mesure dans de prochaines notes.
Par Pierre
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Publié dans : Redécoupage
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